5. des routes | Maxime Actis & Marina Bellafaye

 

 


donc prise un paquet de fois durant longtemps, régulièrement pendant
trois ans et autres car souvent la route est récupérée via ses affluents
comme dans le titre d'un poème de C.Bernstein, titre le plus clair et
le plus beau que je connaisse : Long Trails of Cars Returning from the Beach
traduit je crois par "longue file de voitures revenant de la plage" - cela
est juste, surtout à 12h40, le long de D33, de Peyrehorade au grand rond-point
il y a de la sciure de l'autre côté de la route

 

 

 

 


doubler. Est circonscrit la route. D'une double voie dont tu ne dépasses.
il y a quelque chose de la veine dans l'architecture de l'ensemble
la via romana, les environnements périurbains
comme si on ne disait pas artères pour rien. Malgré la discontinuité de l'afflux
du point A au point B, danse sûre & qui ne dépasse pas (W.C.Williams disait cela
des voies de chemins de fer)

 

 

 

 


on revient par cette ligne droite, lente, et il y a quelque chose de la
figure dans ce retour, pas la terre hospitalière, pas l'enfance, le retour
lentement vers ce qu'il y a eu. On revient après avoir enlevé des nœuds
dans nos désirs individuels, bloquant le désir d'être viable à plusieurs
sans se perdre

 

 

 

 

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